Vous voulez voir un film original et mordant qui flirte joyeusement avec le politiquement incorrect ? Un film qui développe une subtile réflexion sur le difficile
métier d'acteur ? Un film qui dynamite Hollywood et le star-system ? Ou bien vous avez plus simplement envie de vous tordre de rire pendant deux heures ? J'ai ce qu'il vous faut : Tonnerre
sous les Tropiques, de Ben Stiller. L'histoire de trois acteurs complètement barrés, Tugg Speedman (Ben Stiller), star du film d'action sur le déclin, Jeff Portnoy (Jack Black), spécialiste
des comédies grasses, et Kirk Lazarus (Robert Downey Jr), acteur multi-récompensé, qui tournent un film de guerre au Vietnam. Mais le tournage ne va pas tarder à virer à la catastrophe, avec
l'irruption de trafiquants de drogue qui eux ne jouent pas du tout la comédie...
Tonnerre sous les Tropiques est un film réjouissant qui pastiche à tout va. Bon, l'humour n'est pas toujours très fin, le personnage joué par Jack Black est parfois un peu lourd, mais
dans l'ensemble c'est jubilatoire et on n'arrête pas de rire. Les acteurs sont grandioses, en particulier Robert Downey Jr, hilarant en comédien intello qui aligne les réflexions pompeuses
("Je ne lis pas le script, c’est le script qui me lit"). Ne ratez surtout pas le début du film, trois fausses bandes-annonces vous feront mourir de rire.
Attention, voici la cerise sur le gâteau : Tom Cruise fait partie du casting. Et il joue bien. Oui, je sais, cela paraît inconcevable. Moi-même je dois
me pincer pour y croire. Ses prestations en général sont soit calamiteuses, soit insupportables, voire les deux à la fois. Eh bien là, il est FA-BU-LEUX. Je n'aurais jamais cru écrire une chose
pareille un jour, mais il est vraiment drôle dans le rôle à contre-emploi d'un producteur déjanté et anti-glamour au possible. Il devrait songer à exploiter davantage son potentiel comique à
l'avenir.
Le site officiel du film est une vraie mine, on y
trouve notamment des pages consacrées aux (faux) acteurs avec leur filmographie. Pour Kirk Lazarus, il ne faut surtout pas rater le mini-site consacré à son film Satan's Alley, qui me semble être
en bonne voie pour devenir cultissime et dont je vous recommande chaudement la bande-annonce ;-)))
La bande-annonce de Tropic Thunder pour achever de vous convaincre :
Après Un long retour au bercail, voici le second volume de la bande dessinée relatant la saison 8 de Buffy the Vampire Slayer. Il met principalement en scène deux des personnages les plus ambigus de la série, j'ai nommé Rupert Giles, le so british observateur de Buffy, et Faith, la tueuse rebelle et tourmentée, souvent à deux doigts de basculer du côté obscur de la Force. J'ai beaucoup aimé l'histoire, davantage encore que celle du premier volume, bien que je ne sois pas fanatique de Faith : celle-ci se retrouve obligée d'infiltrer la haute société britannique, un monde aux antipodes de celui dans lequel elle évolue habituellement, afin de déjouer les plans de Lady Genevieve, une tueuse qui cherche à éliminer Buffy pour régner sur ses semblables. L'intrigue est l'occasion de revenir sur la relation complexe qu'entretiennent Faith et Buffy, entre fascination et répulsion. Le dernier chapitre du volume est à part, il s'agit d'une histoire annexe centrée sur Willow et Buffy. Là encore, c'est l'occasion d'approfondir, de façon assez émouvante, les liens qu'entretiennent les deux amies. J'apprécie toujours autant les illustrations de couverture de Jo Chen, et je commence à m'habituer au dessin. Notons aussi l'apparition en guest-stars de Daniel Craig et Christian Bale, alors que demander de plus ? ;-)
Je serai samedi et dimanche après-midi, de 14 heures à 18 heures, au salon "Blogs et livres" qui se tient à Paris à la Mairie du XIe arrondissement. Pour plus d'informations, c'est ici. Passez me voir si vous en avez l'occasion !
Et pour ceux qui se demanderaient comment s'est passée la Fête du livre de Merlieux, voici un petit compte-rendu.
Etaient présents entre autres la très sympathique Blandine Le Callet (à qui j'ai acheté Une pièce montée), Christophe Bigot et Jean-Louis Fournier.
Mais la star du jour, assise pas très loin de moi, était sans conteste...
Angleterre, années 60. Négligée par son père et sa nouvelle épouse, Isobel Fairfax est une adolescente hantée par la mystérieuse disparition de sa mère, Eliza,
survenue lorsqu'elle était petite. Isobel veut comprendre ce qui s'est passé autrefois. Elle possède un don qui va grandement l'aider dans cette quête : celui de voyager dans le temps. Il lui
arrive en effet de s'engouffrer dans des brèches temporelles qui lui permettent d'explorer le passé ou
d'entrevoir l'avenir. Ainsi va-t-elle revivre l'histoire troublée et la décadence de sa famille à partir de l'époque lointaine où les Fairfax
étaient les seigneurs de la région, jusqu'à découvrir enfin le destin de sa mère.
Dans les replis du temps est le second roman de mon auteur culte, j'ai nommé Kate Atkinson. Autant dire d'emblée que
c'est celui que j'apprécie le moins dans sa bibliographie. On y retrouve pourtant tous les ingrédients qui font le sel de son oeuvre : des allers-retours entre le présent et le passé, une saga
familiale pittoresque, des secrets inavouables, des personnages bien campés, à la personnalité complexe et souvent touchants, à l'image de l'héroine ou de sa mère, la séduisante Eliza, dont le
fantôme hante tout le livre. Surtout, on retrouve l'extraordinaire talent de Kate Atkinson pour mêler drame et humour, magie et réalisme, tendresse et
acidité.
Le problème est que cette fois-ci on se perd un peu dans les méandres de l'histoire. La narration échevelée semble parfois n'avoir ni queue ni tête, et la fin assez
vaseuse n'arrange pas cette impression. Quant à la nature réelle du don d'Isobel, elle est très brumeuse : voyage-t-elle dans le temps, se partage-t-elle entre des mondes parallèles, ou les deux
à la fois ? Difficile de s'y retrouver.
Dans les replis du temps n'est donc pas à mon avis le meilleur roman de Kate Atkinson, mais il possède d'indéniables
qualités et se lit avec plaisir.






Vos commentaires