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Le Cercle du Phénix

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Le Cercle du Phénix
Les aventures de Cassandra Jamiston
Editions Flammarion
5 mai 2008
 



Dimanche 29 juin 2008

Quatrième de couverture : Après avoir mis en scène dans Derrière le masque une femme avide de pouvoir et sans scrupules qui parvient à ses fins grâce à un stratagème, Louisa May Alcott nous introduit ici dans une famille déchirée par des secrets inavouables. Pris dans un imbroglio de tromperies en cascade dont ils sont à la fois les instigateurs et les victimes, la narratrice et le héros louvoient entre haine, désir de vengeance, folie et suicide. Mais jouer avec la confiance d'autrui mène plus loin qu'on ne le croit. Et, contrairement aux idées reçues, l'amour n'est pas toujours salvateur : il peut parfois se transformer en piège fatal...

Je dois reconnaître que j'ai été un peu déçue par ce roman de Louisa May Alcott. Il faut dire que la quatrième de couverture est trompeuse et fait miroiter un contenu plus alléchant qu'il ne l'est en réalité. En fait de secrets inavouables, je suis restée sur ma faim, même si l'intrigue générale ne manque pas d'attrait. L'histoire est racontée par Kate Snow, une nurse engagée par la riche Mme Carruth pour s'occuper de sa fille Elinor, atteinte de démence. Kate ne va pas tarder à découvrir que les membres de la famille Carruth sont la proie d'une terrible machination, et que c'est le sombre et séduisant Robert Steele qui tire les ficelles.

En fait, l'intérêt principal du roman repose sur ce dernier personnage. A l'instar de Derrière le masque dont l'intrigante Jean Muir faisait tout le sel, Steele s'impose haut la main comme la figure marquante de Secrets de famille. C'est en effet un homme très intéressant de par son ambivalence, à la fois ange et démon, dur et fragile, sensible et machiavélique. A la fin, piégé par ses propres sentiments, il se révèle très émouvant. Face à lui, Kate Snow, supposée incarner la vertu, emploie des procédés peu orthodoxes pour arriver à ses fins et faire triompher la justice. La frontière entre le Bien et le Mal devient alors floue, et c'est tout le mérite de Louisa May Alcott de ne pas sombrer dans un manichéisme primaire.

En dehors du duel Steele / Snow et de son dénouement à la morale ambiguë, le reste du livre m'a paru plaisant, sans plus. Je ferais à peu près les mêmes reproches qu'à Derrière le masque, à savoir que le roman me laisse un sentiment d'inachevé, comme si tout son potentiel n'avait pas été exploité. Les personnages secondaires et certaines situations mériteraient d'être un peu plus développés. Par exemple, Elinor est supposée être folle, mais franchement ça ne crève pas les yeux. Certes, elle est parfois agitée, mais s'il fallait enfermer tous les gens énervés... Comme la folie est censée être un des ressorts dramatiques du roman, il est dommage de ne pas la montrer plus explicitement.

Au final cependant, une lecture très agréable, même si je ne pense pas qu'elle me marquera.

Merci à
Fashion pour le prêt.
Les avis de
Stéphanie et de Lou, plus enthousiastes.
Par Caroline - Publié dans : Lectures
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