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Le Cercle du Phénix

En vrac, des livres...












 







 



Le Cercle du Phénix
Les aventures de Cassandra Jamiston
Editions Flammarion
5 mai 2008
 



Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 12:00

La sonnette de Madame :

En furetant sur le site ebooksgratuits, qui comme son nom l'indique permet de télécharger gratuitement des oeuvres libres de droit, j'ai trouvé cette nouvelle d'Edith Wharton, présentée comme "une nouvelle gothique dans la grande tradition". Alice Hartley accepte un emploi de femme de chambre près de Mme Brympton, dame à la santé fragile qui vit dans une demeure isolée à la campagne. Alice ne tarde pas à se rendre compte que se produisent dans la maison d'étranges phénomènes, qui semblent liés à Emma Saxon, la précédente femme de chambre décédée...

J'ai beaucoup aimé cette nouvelle à l'atmosphère sombre et parfois angoissante, qui revisite les histoires de fantômes et permet de lire Edith Wharton dans un genre qui ne lui est pas familier. Je n'en dis pas trop car elle est assez courte (moins de quarante pages). Je vous laisse donc la découvrir par vous-même si vous le souhaitez. Le seul point noir est le dénouement qui m'a paru assez obscur et abrupt. J'ai bien quelques hypothèses, mais pas de certitude. Si quelqu'un lit ou a déjà lu cette nouvelle, je veux bien avoir sa version de l'histoire !   


Xingu :

Quatrième de couverture : « Dans le cadre de leur club très fermé, des femmes de la meilleure société américaine ont invité la romancière en vogue Osric Dane, celle qu’il faut absolument avoir lue. Précieuses et ridicules, elles y vont de leurs commentaires insipides, et ne manquent pas de s’attirer en retour les foudres de l’écrivain. Contre toute attente, l’une d’elles renverse la situation et met à mal l’écrivain en lui demandant ce qu’elle pense de Xingu… Quel est donc ce Xingu que tout le monde semble connaître ? »

Publié en 1916, Xingu est un petit bijou qui fustige en cinquante pages le snobisme culturel. Avec ironie, Edith Wharton dresse le portrait de femmes imbues d’elles-mêmes et d’une mauvaise foi à toute épreuve, persuadées de détenir la Vérité en matière de Culture et de savoir mieux que les autres ce qui mérite ou non d’être lu. En quelques lignes assassines, l’auteur met à jour leur médiocrité intellectuelle : ces dames sont bien incapables d’émettre une opinion personnelle et se retrouvent piégées par une des leurs, celle qu’elles jugeaient la moins digne d’appartenir à leur coterie.
La chute, quand on découvre l’identité du fameux Xingu, est excellente.

L’écriture est superbe, et le thème toujours d'actualité. Le seul défaut que je trouve à Xingu est celui que je reproche à toutes les nouvelles : c’est trop court ! J’aurais aimé que l’histoire se poursuive plus longtemps.

Pour vous donner un aperçu, voici le premier paragraphe de la nouvelle qui vaut à lui seul son pesant d’or :
« Mrs Ballinger était une de ces dames qui traquent la Culture en groupe et considèrent toute rencontre fortuite comme dangereuse. Voilà pourquoi elle avait fondé une association, le Lunch Club, composée d’elle-même et de plusieurs indomptables chasseresses de l’érudition. Après trois ou quatre hivers passés à déjeuner et à débattre, le Lunch Club avait acquis une notoriété telle qu’il lui incombait désormais d’accueillir les personnalités étrangères à la ville. C’est ainsi que la célèbre « Osric Dane » s’était vu présenter, le jour de son arrivée à Hillbridge, une invitation pour assister à la prochaine réunion ».

Si vous comprenez l’anglais, vous pouvez lire Xingu en VO et dans son intégralité ici.  

Par Caroline - Publié dans : Lectures
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