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Le Cercle du Phénix

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Le Cercle du Phénix
Les aventures de Cassandra Jamiston
Editions Flammarion
5 mai 2008
 



Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /2008 14:21

Nick Hawthorne est un journaliste américain sans attaches qui vivote en travaillant pour des canards locaux. Pour rompre avec la monotonie de son existence, il décide un jour sur un coup de tête de partir visiter l’Australie. Là-bas, il achète un minibus et entreprend de traverser le pays du nord au sud à travers l’outback, cette étendue désertique qui occupe la majorité du territoire australien. Par malheur, il écrase un kangourou par une nuit sans lune, ce qui de fil en aiguille le conduit à se retrouver prisonnier d’une communauté d’allumés vivant dans une ville minière désaffectée en plein cœur du bush. Complètement coupé de la civilisation, la ville la plus proche se trouvant à des centaines de kilomètres, Nick parviendra-t-il à s’évader ?

Dans son très réussi premier roman, Douglas Kennedy met donc en scène un homme prisonnier de l’outback. L’intrigue de ce thriller est d’une redoutable efficacité : passés les premiers chapitres d’exposition, on entre de plain-pied dans cette histoire à la fois cauchemardesque et très crédible, au point qu’on se fait la réflexion qu’elle pourrait arriver à n’importe qui. Le suspense est roi jusqu’à la dernière page.

Le style de Cul-de-sac, très imagé, se caractérise plus par sa rudesse que par son élégance, et le langage utilisé est souvent cru, voire vulgaire, mais cela colle parfaitement à l’ambiance du livre.
Le ton du roman réussit l’exploit d’être en même temps drôle et féroce. L’aventure de Nick, pour angoissante qu’elle soit, est racontée avec un humour noir auquel il est difficile de résister.

Mais le principal attrait du livre reste son décor, très original et dépaysant. C’est en effet le premier roman que je lis qui se déroule dans l’outback australien. La puissance d’évocation de Douglas Kennedy est telle qu’on s’y croirait : on sent la chaleur écrasante du soleil, on imagine sans peine les déserts rouges et brûlants qui s’étendent à perte de vue, les villes minables et les autochtones déjantés.

Cul-de-sac
constitue un excellent divertissement, d’autant qu’il a le mérite de ne pas s’étirer en longueur : tout est bouclé en moins de 300 pages, ce qui évite les baisses de tension au cours du récit.    

Par Caroline - Publié dans : Lectures
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