Quatrième de couverture :
Dans un coin paisible de la campagne du Devon, une petite fille de six ans, Joanna Mason, est le témoin d’un crime
épouvantable.
Trente ans plus tard, l’homme qui a été condamné pour ce crime sort de prison.
A Edimbourg, Reggie, qui a seize ans et qui est bien plus futée que les gamines de son âge, travaille comme nounou chez un médecin, le docteur Hunter. Mais quand celle-ci disparaît, Reggie est la
seule personne qui semble s’en apercevoir.
En ville, l’inspecteur en chef Louise Monroe est aussi à la recherche d’une personne disparue, David Needler, sans se rendre compte qu’un de ses vieux amis - Jakson Brodie - se précipite vers
elle. Il est là pour un séjour qui est sur le point d’être tragiquement interrompu.
Dans une extraordinaire démonstration de talent, Kate Atkinson nous donne l’un des romans psychologiques les plus fascinants et les mieux écrits de ces dernières années. A quand les bonnes
nouvelles ? nous offre un nouvel éclairage sur la nature du destin et sur la condition humaine.
Et voici donc, après La souris bleue et Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux, le troisième volet des aventures de Jackson Brodie, ex-détective privé
devenu millionnaire, qui a toujours le don de se fourrer dans les situations les plus improbables. On retrouve également avec plaisir l'inspecteur Louise Monroe, rencontrée dans le volume
précédent. Jackson et Louise sont mariés (mais pas ensemble comme on aurait pu le croire), et pas très épanouis dans leur vie de couple (surtout Louise qui a épousé l'homme idéal mais étouffe
dans sa nouvelle existence bourgeoise et conventionnelle). A ce duo de choc s'ajoute une galerie de personnages truculents et très bien croqués, pas vraiment gâtés par la vie mais qui
s'accrochent quand même, à l'exemple de l'attachante Reggie, une adolescente dont le credo est : « Ce n'est pas parce qu'il vous est arrivé malheur une fois que ça ne se reproduira
pas » (tout un programme, mais il est vrai que la pauvre petite accumule les coups du sort).
Comme toujours avec Kate Atkinson, plusieurs intrigues s'entrecroisent, mais la principale concerne Joanna Mason, la petite fille rescapée d'un massacre dans les années 70 et qu'on retrouve de
nos jours à Edimbourg. Le personnage de Joanna est à mon avis le plus intéressant du roman (et pourtant la concurrence est rude). A mi-chemin entre la victime et le bourreau, son ambiguïté est
fascinante. Kate Atkinson est très forte pour traquer la noirceur qui se cache en chaque individu.
Comme toujours également, l'auteur mélange avec brio émotion et humour cinglant. A ce titre, le premier chapitre est remarquable : il débute comme une chronique familiale acide pour basculer en
quelques pages dans le cauchemar absolu. C'est glaçant. Ce chapitre donne le ton du roman : les scènes bouleversantes (certaines m'ont arraché des larmes) alternent avec des passages satiriques
dans lesquels Kate Atkinson excelle et qui constituent un vrai régal. Ajoutez à cela une flopée de références littéraires ("...ils avaient été aussi chastes que les protagonistes d'un roman
de Jane Austen. Tout en raison et sans sentiments, pas la moindre persuasion"), dans les titres des chapitres notamment, et vous obtenez un roman délicieux. On rit, on pleure, on passe par
toute la palette des émotions. Ainsi que l'a écrit justement Cuné, "un roman de Kate Atkinson ne se raconte pas, il se vit", je suis tout à fait d'accord avec elle et vous incite donc à
lire d'urgence cet auteur !
J'ajoute que j'ai trouvé A quand les bonnes nouvelles ? au rayon policiers de ma librairie, ce qui me paraît assez trompeur. Ce n'est pas un polar,
c'est bien plus que ça !
Sachant que Kate sort un roman tous les deux ans, il va falloir attendre 2010 pour découvrir son nouvel opus. Life is unfair.






Vos commentaires