Un célèbre écrivain espagnol, Juan Cabo, devient amnésique à la suite d'un accident de voiture. La dernière phrase qu'il a écrite avant l'accident : « Je suis tombé amoureux d'une femme
inconnue. » Mais est-ce la réalité, ou le début d'un nouveau roman ? Pour répondre à cette question, Juan Cabo se lance dans une quête qui oscille entre réalité et fiction, au cours de
laquelle son chemin va croiser une galerie de personnages décalés...
Il est très difficile de résumer ce roman sans en dévoiler tous les arcanes (la quatrième de couverture m'a d'ailleurs paru très confuse). Le mieux est de le lire et de le savourer. Pour ma part,
j'ai été conquise par ce petit bijou d'intelligence et de virtuosité qui offre une réflexion passionnante sur la création littéraire, le tout assaisonné d'une bonne dose d'humour loufoque. Bref,
je me suis régalée. Daphné disparue est bourré de trouvailles réjouissantes autour de l'écriture, tel le personnage de Gabbler Ochoa, muse de profession dont le travail consiste, comme
son nom l'indique, à inspirer les écrivains. Certes, les idées abordées ne sont pas toujours d'une folle originalité (le rapport réalité / fiction notamment est un thème assez courant), mais la
réflexion sur le travail d'écriture est tellement bien menée que l'on pardonne aisément à José Carlos Somoza, d'autant que Daphné disparue est l'un de ses premiers ouvrages. Je n'en dis
pas plus, sinon que la fin est excellente, pour ne pas gâcher la surprise de ceux qui le liront. En tout cas, ce roman m'a donné envie de découvrir le reste de l'œuvre de Somoza.
L'avis de Caro[line] (emballée), de Fashion (pas entièrement convaincue) et de Jean-Marc Laherrère.






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